Catégories

Le blog de Sentosphère > Retrouver son odorat

L’odorat joue un rôle essentiel dans le bien-être de l’homme.

Il procure du plaisir lorsque l’on déguste un mets ou que l’on sent un parfum. Parfois il rappelle de bons souvenirs et il alerte le cerveau sur certains dangers comme les fuites de gaz, le feu ou les aliments avariés. Il joue également un rôle essentiel dans les relations sociales. On perçoit ainsi toute l’importance que revêt l’odorat lorsque celui-ci n’envoie plus de messages au cerveau, c’est-à-dire lorsque soudainement on devient anosmique. Cela est si perturbant que jusqu’à 30% des atteintes d’anosmie deviennent dépressives.

Dès le début de la pandémie de Sars-Cov-2, en mars 2020, les praticiens ont constaté que l’un des symptômes de cette maladie virale était la perte de l’odorat et du goût.

Puisque ces anosmies ou hyposmies (faible reconnaissance et/ou confusion des odeurs) peuvent perdurer plusieurs mois, de nombreux médecins, en particulier les ORL, préconisent de réaliser une rééducation olfactive. Ils améliorent la récupération de l’odorat de 33%. Ils sont d’autant plus nécessaires que lorsque les personnes ayant eu la Covid-19 sentent à nouveau, elles ne perçoivent pas toujours les odeurs de la même manière qu’avant la maladie, ce qui est très perturbant.

             

Des coffrets adaptés pour une rééducation olfactive et recommandés par les médecins !

Les coffrets Sentosphère sont parfaitement adapté pour cette rééducation olfactive

Sentosphère a été créé en 1989 avec le lancement du Loto des Odeurs, un jeu des odeurs pour éveiller le sens de l’odorat. Nous sommes donc spécialisés dans les produits d’éducation olfactive ! Nos jeux sont d’ailleurs régulièrement cités et recommandés par les médecins. Depuis, nous avons développé d’autres jeux et kits olfactifs, comme Olfatest, pour vous aider à retrouver votre sens de l’odorat.

Ce nouveau produit, permet de sentir de manière pratique des odeurs variées et de qualité par voie orthonasale, rétronasale ou trigéminale. La méthode permet d’accompagner les patients dans le suivi de leur perception durant plusieurs semaines et les aide à retrouver le langage pour les mémoriser.

Une méthode de rééducation olfactive facile à la portée de tous

Nos coffrets, comme Olfatest ou le Loto des Odeurs, contiennent des odeurs pour l’olfaction orthonasale. Ces odeurs très différentes permettent d’identifier, au plus tôt, celles que l’on ne peut plus percevoir, celles qui sont « déformées » par rapport à son souvenir et celles que l’on perçoit correctement.

A partir de planches avec des représentations visuelles, l’individu est aidé dans son réapprentissage, et chaque jour, il peut voir sa progression : passer de l’anosmie totale, à une anosmie sélective ou à une hyposmie, est très important pour le moral. Ce suivi permet de réadapter son alimentation pour avoir un maximum de plaisirs gustatifs ou olfactifs.

Pour plus d’information sur cette méthode, vous pouvez consulter la page d’Olfatest.

Une utilisation préventive

Nos coffrets peuvent également être utilisés à titre préventif afin qu’un individu s’assure de ne pas avoir de symptôme d’anosmie. Grâce à une olfaction quotidienne de quelques capsules, une soudaine perte d’odorat doit alerter aussitôt la personne concernée et l’inviter à faire un test PCR, s’isoler au plus vite, et prendre rendez-vous avec son médecin généraliste ou son ORL. D’une manière plus générale, l’Olfatest peut également être utilisé pour les anosmies post-traumatiques, ou tout simplement pour entretenir son acuité olfactive. En cas de diminution des perceptions olfactives, il est conseillé de consulter son médecin, car elle peut révéler d’autres pathologies.

Une conception et fabrication 100% française

Conçue par un parfumeur spécialiste de l’éducation sensorielle, Véronique Debroise a sélectionné avec la plus grande exigence des odeurs qui par expérience sont très facilement identifiables et nommées. Elles représentent des familles olfactives bien distinctes pour couvrir un maximum de molécules aromatiques susceptibles d’être perçues tant par la muqueuse olfactive que par le nerf trigéminal. Ces références olfactives sont fabriquées dans l’usine Sentosphère dans les Yvelines, dont c’est le cœur de métier depuis 30 ans.

 

En savoir plus sur l’odorat

Les 5 différents types de perte de l’odorat :

• L’anosmie : perte de l’odorat totale, passagère ou spécifique à une odeur.

• L’hyposmie : diminution des performances olfactives tant au niveau du seuil de perception que dans la confusion entre les odeurs.

• La fantosmie relève d’hallucinations olfactives sans présence d’odorants.

• L’hyperosmie est très rare et correspond aux personnes très sensibles aux odeurs.

• L’agueusie signifie que l’on a perdu totalement ou partiellement le goût.

Mécanisme de l’odorat

L’être humain perçoit les odeurs grâce à la muqueuse olfactive située en haut de la cavité nasale sur environ 2 à 3 cm² par narine. Elle est composée de quatre types de cellules, dont les cellules réceptrices qui ont des prolongements jusqu’au bulbe olfactif.

Ces cellules sensorielles possèdent à leurs extrémités des cils avec des récepteurs qui baignent dans un mucus. C’est là que les molécules odorantes arrivent et que s’opère le phénomène de transduction : les caractéristiques chimiques des molécules odorantes sont transformées en message électrique intelligible par le système nerveux central. Il existe entre 350 à 400 types de récepteurs différents, certains pouvant n’être sensibles qu’à une molécule, d’autres à plusieurs. La combinaison entre le nombre de molécules ayant des caractéristiques chimiques susceptibles de sensibiliser les cellules sensorielles et le nombre de récepteurs fait qu’un individu peut percevoir des milliards de sensations olfactives différentes.

Après le bulbe olfactif, le codage d’une odeur va rejoindre le système limbique (celui de la mémoire et des émotions), le système de la récompense (motivation, plaisir) et le système cognitif dont le langage. Une odeur pourra être ainsi associée à un souvenir grâce à la mémoire, puis transmise au centre du langage pour éventuellement être identifiée et nommée. Si la perception a été assimilée à un moment important de sa vie, à une situation précise ou clairement à un produit (mets, vin, plante, parfum, médicament), il sera facile de la nommer. Mais il est possible que l’on n’ait pas prêté attention à certaines odeurs, même si on les a déjà senties. Il faut qu’une odeur ait laissé une empreinte forte pour pouvoir lui donner un nom. Ainsi, certaines personnes pensent ne pas avoir d’odorat car elles n’arrivent tout simplement pas à donner un nom à une odeur, tout en ayant bien perçu la sensation.

Olfaction orthonasale et olfaction rétronasale

Lorsque l’on sent, les molécules arrivent par voie directe sur la muqueuse olfactive, c’est ce que l’on appelle la voie orthonasale. Lorsque l’on mange, les molécules odorantes arrivent par le pharynx vers la muqueuse olfactive, c’est ce que l’on appelle l’olfaction rétronasale. L’olfaction rétronasale est une composante majeure du « goût » puisque 80 à 90% des sensations gustatives sont liées à l’odorat. En cas d’anosmie, on ne perçoit donc que les sensations de sucré, salé, acide, amer et « umami » (goût de protéines), ainsi que celles qu’apportent les autres sens.

Dans le cas de la Covid-19, c’est la muqueuse olfactive qui serait endommagée et, en particulier, les cellules de soutien qui sécrètent le mucus.

Heureusement, cette muqueuse se régénère en permanence mais l‘anosmie peut perdurer assez longtemps chez certains individus, car d’autres cellules pourraient être atteintes.

 Sensations trigéminales

Un certain nombre de sensations sont associées à l’odorat alors qu’elles arrivent au cerveau par le nerf trigéminal. Ce nerf innerve les parois intérieures du nez ainsi que la cornée et la bouche. C’est par ce nerf que l’on perçoit les sensations telles que le piquant (du poivre, du radis…), le brûlant (du piment, du gingembre, du curry…), la fraîcheur (de la menthe), le pétillant (des boissons gazeuses), le caractère irritant de l’oignon qui nous fait pleurer ou encore le côté agressif de l’ammoniac… Certaines odeurs peuvent jouer un rôle à la fois sur le nerf olfactif et le nerf trigéminal (eucalyptol, menthol, camphre…).